The Cure est un groupe de rock et de new wave britannique, formé en 1976 à Crawley dans le Sussex de l'Ouest, qui a marqué les années 1980 et 1990. La
formation actuelle est composée de la figure historique du groupe : le leader Robert
Smith (auteur, compositeur et chanteur), de Porl Thompson à la guitare, Simon Gallup à la basse et Jason Cooper à la batterie.
Biographie
D'abord nommé Malice en 1976, puis EasyCure en 1977, The Cure voit officiellement le jour par la suite, en 1978. Le trio est composé d'amis
de lycée de Crawley (dans le Sussex), avec Michael Dempsey à la basse, Lol Tolhurstbatterie et Robert Smith à la guitare et au chant. C'est Robert Smith, qui écrit toutes les paroles et la plupart des musiques du groupe. L'originalité du premier 45 T Killing an Arab, inspiré du roman L'Étranger d'Albert Camus, assure un début de notoriété au
groupe grâce notamment aux fanzines alternatifs. Ils sont rapidement signés par Chris Parry, ex-manager des Jam, qui crée pour
eux le label indépendant Fiction Records, auquel ils resteront fidèles jusqu'à la parution greatest
hits en 2001. Bien que composé de musiciens ordinaires voire techniquement médiocres ou lassants (les batteurs notamment...), The Cure a su développer une musique reconnaissable de tous, tour à
tour minimaliste, glaciale, psychédélique, rock ou pop. La beauté et l'intensité des mélodies a conquis un vaste public, les chansons plus commerciales et indigestes jouant un certain rôle dans
l'élargissement de la renommée du groupe à la
Après un premier album au son post-punk très minimaliste, Three
Imaginary Boys (1979), The Cure produira successivement trois albums plus sombres : le très atmosphérique mais encore
relativement pop Seventeen Seconds (1980), Faith (1981), plus gris et désespéré, et le fulgurant et définitivement noir Pornography (1982) A la fin du Pornography Tour, le bassiste Simon Gallup quitte
le groupe. Tolhurst quant à lui (dont les capacités extrêmement limitées à la batterie ont involontairement joué un certain rôle dans le façonnage du son "cure" de l'époque post-punk et cold
wave) décide de passer aux claviers. Andy Anderson devient le nouveau batteur du groupe. The Cure opte alors en 1983 pour une tournure
musicale plus légère (certains diront de "survie" pour le groupe), d'abord avec trois singles à succès
(Let's go to bed, The Walk et The Lovecats) plus "abordables" venant contrebalancer l'ambiance des trois précédents albums. Puis toujours en 1983, R. Smith explore de
nouveaux horizons, plus expérimentaux et psychédéliques, qui annoncera la suite de ses aventures. Il conçoit au côté de Steve Severin, un concept au nom de The Glove (nom inspiré par un
personnage du film Yellow submarine des Beatles). Ils sortent quelques singles, et un album Blue Sunshine. Robert Smith profite aussi de son temps libre pour devenir le
guitariste officiel de Siouxsie and the Banshees : il enregistre avec eux le live
Nocturne filmé au Royal Albert Hall de Londres, puis l'année suivante l'album
studio Hyaena.
Pour ce qui est de Cure, avec de nombreux changements de line-up, des disques plus pop apparaissent : The Top1984) et surtout The Head on the Door (1985), ce dernier coïncidant avec l'explosion de leur popularité en Europe -
et notamment en France - et leur succès grandissant aux États-Unis mais aussi en Australie (où le groupe jouit déjà d'une belle
notoriété depuis quelques années), grâce à l'impact international des 45 tours In between days et
Close to me. Titres que l'on retrouve, entre autres, sur la compilation parue en 1986 en forme de bilan après presque dix
années d'existence, qui s'intitule Standing on a Beach (et Staring at the Sea pour sa version CD à la liste
des morceaux légèrement différente). Et pour l'anecdote, c'est aussi à cette même époque que le look à la "Cure" fait nombre d'émules parmi les fans un peu partout sur la planète, un look
particulier fait de coupes de cheveux hirsutes et de tenues vestimentaires à l'avenant, qu'arbore le groupe (et notamment Smith) depuis quelques années déjà... (
Kiss Me Kiss Me Kiss Me, double
album aux sonorités plus variées, suit en 1987, c'est encore un grand succès, qui les fait définitivement connaitre aux États-Unis. Notamment grâce aux tubes
Why Can't I Be You, et surtout Just like Heaven basé en réalité sur un instrumental, amené à être un
générique, que Smith et ses acolytes avaient composé quelque temps plus tôt tout spécialement pour et à la demande de l'émission "Les Enfants du rock", diffusée sur Antenne 2 (future France 2) au début
et au milieu des années 1980, et qui a toujours soutenu le groupe.
L'album Disintegration en 1989 marque un retour à une musique plus sombre et mélancolique, rappelant la période 1980-1982 de la formation anglaise. Sur cet album, le son Cure se
déploie : longs morceaux mélancoliques, son de guitare inimitable (mais souvent copié), utilisation de basse à 6 cordes, arrangements subtils. Les 45 tours Lullaby et Lovesong connaissent un grand succès dans les classements internationaux, notamment pour la dernière chanson
citée qui se retrouve classée #2 aux É.-U., faisant de l'album un des grands succès de Cure dans ce pays. Suit alors
une tournée mondiale (le "Prayer Tour") de longue durée dont l'ampleur et l'intensité restent encore gravées dans de nombreuses mémoires, et constitue pour beaucoup l'une des meilleures
prestations publiques de Cure.
Après un disque de remixes plus ou moins bien accueilli par la critique, le groupe revient trois ans plus tard avec l'album Wish qui se retrouve respectivement classé dès sa sortie #1 au Royaume-Uni et #2 en Amérique (même si en France, le succès est pour la
première fois depuis plusieurs années, moins marqué). Après ce triomphe, suit une période plus incertaine durant laquelle le groupe, en perpétuelle évolution au niveau de son effectif, semble
connaitre une pause dans sa notoriété, tout en gardant son immense cortège de fans fidèles répartis aux quatre coins de la planète. Wild Mood Swings marque, tel the Top en 1984, une nouvelle
étape dans l'épanouissement musical de Cure. Contenant des chansons pop et commerciales mais aussi de somptueux morceaux (Want, This is a Lie, Treasure, Numb, Jupiter Crash, Bare), accompagné de
faces B magnifiques (Home, It used to be me...), cet opus révèle un Cure maîtrisant mieux sa musicalité, et pouvant se permettre, comme il l'avait réellement commencé avec Wish, d'élaborer des
chansons à la structure fournie et complexe. Bloodflowers, paru en 2000, est un ensemble qui renoue avec l'homogénéité noire des débuts, en proposant une série de chansons pour la plupart
lyriques et tristes. Là aussi la maturité musicale progresse, la voix de Smith et les compositions dénotant l'assurance et la virtuosité d'un groupe dont le leader a maintenant 40 ans. Le dernier
album paru, The Cure en 2004,
marque, peut-être pour la seconde fois depuis Mixed Up, le faible album de remixes de 1990, un déclin réel dans l'inventivité et la musicalité du groupe. Les chansons, sans réelle mélodie
accomplie ni aucune originalité, sont trop lourdes et chargées pour arriver à la hauteur de ce que Cure a pu produire par avant. A noter toutefois une énergie que l'on avait rarement entendue
chez Cure. Sous la houlette du producteur Ross Robinson, qui a notamment travaillé avec Korn, Robert Smith et son groupe enregistrent cet album en prise directe, et cela se sent. Le chant est
enervé, habité, comme sur ce qui est sans conteste le meilleur morceau de ce disque, Lost. Un morceau typiquement Cure, glauque à souhait (les guitares saturées et dissonnantes sont là pour le
rappeler). Malgré ce bijou, l'album n'arrive pas à la cheville de certains autres, tels Disintegration ou Pornography.
Réduit à un projet solitaire depuis une dizaine d'années et ayant subi plusieurs changements de line-up, pour certains le groupe devient un prétexte aux
compositions plus ou moins inspirées de Robert Smith. Cependant, durant les trente dernières années, The Cure a su explorer avec une étonnante vitalité des univers différents (cold wave, indie
rock, noisy pop, pop, goth rock, prog rock...)mais tout en restant new wave et tout en développant sa personnalité et son originalité (incarnée exclusivement par Robert
Smith).
Le groupe a également influencé de nombreux musiciens et constitue aujourd'hui une référence solide dans le monde de la musique pop/rock.
Robert Smith, pour sa part, a toujours avoué des influences diverses, telles que Jimi
Hendrix, David Bowie, Captain
Beefheart, Echo and the Bunnymen, Cocteau Twins[1] etc.
Une tournée européenne en février-mars 2008 voit le groupe, sur un set pouvant atteindre parfois près
de 4 heures, parcourir tous les tubes de sa carrière. Il devrait y avoir un DVD du concert, qui s'est déroulé le 12 mars 2008 à Paris - Bercy, en Décembre 2008.
Le 13e album studio, dont l'enregistrement a débuté en 2007, sortira le
13 septembre 2008, et sera précédé
de quatre singles le 13 mai (The Only One), le 13 juin
(Freakshow), le 13 juillet et le 13
août.
Discographie:
Albums
Compilations
Albums live
-
Concert (16 octobre 1984)
-
Entreat (11 septembre 1990)
-
Show (19 octobre 1993)
-
Paris (26 octobre 1993)
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