Les urines de Riccardo Ricco (Photo L'Equipe) présentent des
traces d'EPO, ce qui a provoqué le retrait de l'équipe Saunier Duval ce jeudi, l'information a été confirmée par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), qui avait ciblé le
grimpeur italien depuis les prélèvements sanguins effectués les 3 et 4 juillet. Vainqueur à deux reprises en montagne cette année et neuvième du général après onze étapes, il a utilisé la
CERA (Continuous Erythropietin Receptor Activator), une EPO retard, de troisième génération, récemment mise sur le marché. Roi de la provocation, ricco avait été contrôlé cinq fois depuis
le départ, ce qui avait provoqué de sa part des commentaires acides. L'échantillon incriminé aurait été prélevé après le contre-la-montre de Cholet.
Après être sorti de son bus sous les huées, Riccardo Ricco a quitté le village-départ dans une voiture accompagné par des forces de l'ordre après que l'AFLD lui a notifié les résultats de
l'analyse de l'échantillon A. «Si ça se confirme, c'est une nouvelle terrible pour l'équipe», a déclaré son équipier Juan José Cobo, alors que Lavelanet devenait le centre d'une
cohue monstre. «Ca ne me surprend pas que ce soit Ricco», a ajouté l'ancien Maillot Jaune Kim Kirchen sur Eurosport. «C'est le même produit que pour les deux
premiers» coureurs contrôlés sur le Tour de France 2008, Manuel Beltran (Liquigas) et Moises Duenas (Barloworld). Des «seringues, aiguilles
et poches de transfusion» ainsi qu'un produit «prohibé par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé», avaient été découverts en perquisitionnant la
chambre d'hotel de Duenas.















Commentaires